Les Crevantois et Crevantoises sont allés  à MOMERSTROFF, commune de Lorraine, les 4 - 5 et 6 octobre dernier.

Le journal local lorrain retrace ce week end.

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Un peu d'histoire pour expliquer les liens qui unissent nos deux communes :

Lors de la seconde guerre mondiale, le 10 mai 1940, l'armée allemande a lancé une offensive sur la France. La Lorraine est en première ligne et des populations entières sont déplacées à travers la France. Les habitants de Momerstroff ont du fuir par leurs propres moyens (à pied, en voiture, à cheval) et ont du tout laisser derrière eux.  Ce périple les conduit jusqu'à CLERMONT FERRAND, certains seront logés sur JOZE mais aussi à CREVANT LAVEINE où ils resteront jusqu'en octobre, ensuite ils pourront rentrer chez eux. Ils vivront 4 années dans une Lorraine annexée par l'Allemagne. Le 25 novembre 1944, les américains entrent dans Momerstroff en libérateurs.

En 1994, Jean-Marie CRAUSER maire de MOMERSTROFF et dont la maman avait fait partie des réfugiés prend contact avec Roger MASTERNAK et l'invite à l'occasion des commémorations du 50ème anniversaire de la libération de Momerstroff.

Les deux maires conviennent de l'organisation d'un rapprochement sous la forme d'échanges amicaux.

En 1995, la première délégation de Momerstroffois est reçue à CREVANT LAVEINE. Puis, des échanges à intervalles réguliers ont eu lieu et c'est l'occasion pour nos deux communes de découvrir nos régions respectives lors de sympathiques week ends

En 2002, pour symboliser ces liens qui nous unissent, une charte d'amitié est signée par les maires de MOMERSTROFF et CREVANT LAVEINE.

 Poéme écrit par Etienne BRISTIEL, momerstroffois : "Toi l'Auvergnat"

"Toi l'Auvergnat sais-tu, citoyen de ce monde ce que furent les ombres de son passé ?

Sais-tu cette opprobe qui glaçait le temps, cette plainte couverte de croix et de sang ?

Ces bordes de loups venues de Germanie, qu'il fallait fuir sans nulle part où aller ;

Car partir alors c'était toujours mourir. Et ils sont partis citoyen, laissant derrière eux la terre  et le feu et leurs maisons oubliées ; l'ombre des aïeux sans passé, sans futur ni retour, nul espoir.

Jusqu'à ce que là-bas, au bout du monde, au bout de la vie ; si loin que paraisse le voyage, une main s'est offerte, un coeur s'est donné.

Toi l'Auvergnat de la chanson, toi qui sans façon m'as donné ta chaleur quand dans ma vie il faisait peur, quand dans ma vie il faisait froid. Toi qui sans façon m'as donné ton pain quand ma vie ne valait plus rien.

Tu m'as donné un bout de ton paradis, l'Auvergnat, quand la nuit me paraissait l'éternité. Sais-tu que nous n'avons rien oublié nous, les survivants de l'exode, nous les enfants des naufragés, nous les petits enfants de ceux en allés.

Nous te le disons l'Auvergnat  merci, merci à toi ! Toute vie est trop brève pour ce feu qui un jour là bas réchauffa notre exil, toute vie est trop brève pour te rendre avec nos mots ce que tes mains ont donné.

Sais-tu, toi l'Auvergnat, toi qui m'as ouvert ta porte quand je n'avais nulle part où aller,

Sais-tu que je ne t'oublierai jamais".

 

L'histoire de Momerstroff durant la seconde guerre mondiale avait fait l'objet d'un article paru dans le bulletin municipal de 1995, le voici

MOMERSTROFF DURANT LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE